Sassou

Sous le doux ciel de la France, je marche aujourd’hui, porteur d’une histoire qui relie deux mondes. La France m’a tendu la main avec l’élégance d’une danse, m’offrant des opportunités qui ont nourri mes rêves et enrichi mon chemiin.

Dernière sortie : Gbédji

à propos

Sassou

Sous le doux ciel de la France, je marche aujourd’hui, enfin je me déplace, je me transporte, je me meus, si vous préférez, avec une histoire qui relie deux mondes. Deux mondes qui, à première vue, n’avaient pas forcément prévu de se rencontrer autour d’un café, et encore moins de se mettre d’accord sur un rythme, mais qui, contre toute attente, ont fini par se dire : “bon, on va essayer, on verra bien ce que ça donne”. Un peu comme un pont, oui, mais un pont qu’on construit en marchant dessus, avec parfois quelques doutes sur l’orientation, quelques hésitations sur le sens de la marche, et la ferme intention de ne pas tomber dans l’eau, si possible, ou alors seulement une fois, pour la forme, pour pouvoir dire après : “oui, oui, j’ai connu les tempêtes, j’ai affronté les éléments, et j’en suis ressorti grandi, et légèrement mouillé”.

La France, donc, m’a tendu la main avec l’élégance d’une danse, une danse où l’on ne sait pas toujours qui mène, où l’on se marche parfois un peu sur les pieds, où l’on trébuche de temps en temps, mais où l’on avance quand même, en espérant ne pas se ridiculiser complètement, et en se disant que, de toute façon, si ça tourne mal, on pourra toujours dire que c’était voulu, que c’était artistique, que c’était une performance. Elle m’a offert des opportunités qui ont nourri mes rêves, enrichi mon chemin, et accessoirement mon compte Google Photos, qui contient désormais une quantité impressionnante de photos de plats, de rues, de ciels, de paysages, de sourires, de regards, de moments volés au quotidien, des photos qu’on ne montre jamais à personne, mais qu’on garde précieusement, on ne sait jamais, peut-être qu’un jour ça servira à illustrer quelque chose, ou à prouver qu’on était bien là, à tel endroit, à tel moment, en train de se dire que oui, finalement, ça valait le coup, que oui, finalement, on ne regrette rien, ou presque rien, ou en tout cas pas grand-chose.

Pourtant, tout en me laissant emporter par les rues pavées, les odeurs de pain chaud, les saveurs délicates de cette terre, je n’oublie jamais les racines profondes qui m’ancrent dans mon continent d’origine, l’Afrique. Ces racines qui ne se voient pas forcément, mais qui sont là, solides, comme des fondations invisibles sous un immeuble qu’on n’a pas encore construit, comme un fil invisible qui nous relie à quelque chose de plus grand, de plus ancien, de plus profond. Comme les étoiles brillantes au-dessus de moi, mon héritage africain guide mes pas, éclaire ma route.
Et puis il y a ces moments, ces instants suspendus, ces parenthèses administratives où l’on se retrouve à faire la queue pour une carte vitale, trois heures, trois heures à se dire que le temps, finalement, c’est relatif, que la patience, c’est une vertu, et que la femme au guichet, bien que très gentille, avait une tête à connaître le goût des feutres, à savoir exactement ce que ça fait de mâchouiller un capuchon bleu pendant une réunion interminable, et à comprendre, mieux que quiconque, pourquoi ses moments intimes laisse derrière eux une trace légèrement bleutée, comme si l’univers, taquin, avait décidé de transformer ce passage obligé en une sorte de carte du ciel miniature, une constellation intime, discrète, née de toutes ces heures à mâchouiller des capuchons de feutre en attendant que le temps veuille bien passer.

Mon travail en France est un dialogue entre ces deux mondes, une harmonie où les notes d’espoir et de persévérance jouent en duo, parfois avec un petit décalage de rythme, un peu comme un taxi-brousse entre Lomé et Kpalimé : où l’on sait quand on part, mais jamais quand on arrive. La destination sera atteinte, on sait qu’on ne va pas rester éternellement sur cette route, mais on ne sait pas exactement à quelle heure, on ne sait pas combien de fois on va s’arrêter.
Mais on y va, on avance, on progresse, on se dit que de toute façon, le plus important, ce n’est pas la vitesse, c’est le mouvement, c’est l’élan, c’est cette conviction intime que oui, on finira par arriver, même si ça prend plus de temps que prévu, même si ça demande un peu plus de patience, un peu plus de foi, un peu plus de confiance.

Chaque jour, je mets en lumière les trésors culturels que j’apporte de l’Afrique, ces trésors qui ne sont pas forcément faits d’or ou d’argent, mais de rythmes, de mélodies, de mots, de regards, de gestes, de manières d’être, de manières de faire, de manières de voir le monde. Je mets en lumière ces trésors tout en tissant de nouvelles amitiés, de nouvelles expériences dans le pays qui m’a ouvert les bras, un pays qui m’a accueilli, qui m’a accepté, qui m’a permis de grandir, d’apprendre, de me transformer, de devenir quelqu’un d’un peu différent de celui que j’étais avant, sans pour autant renier celui que j’étais, sans pour autant oublier d’où je viens, sans pour autant effacer ce qui m’a construit, ce qui m’a façonné, ce qui m’a donné cette vision, cette sensibilité, cette manière d’habiter le monde.

Les rêves que je réalise ici sont les fruits d’un partenariat entre continents, un hommage à la richesse de mon passé et à la promesse de mon avenir, une manière de dire que oui, on peut construire quelque chose de beau, de fort, de durable, en reliant ce qui vient de loin et ce qui arrive maintenant, en reliant ce qu’on a hérité et ce qu’on invente, en reliant ce qu’on est et ce qu’on devient. Chaque effort que je consacre à mon travail en France est comme une fleur qui fleurit grâce aux racines profondes de l’histoire que je partage avec l’Afrique, une fleur qui ne pousse pas toute seule, qui a besoin de terre, de soleil, de pluie, de temps, de patience, et de cette conviction intime que oui, ça vaut le coup, que oui, ça vaut la peine, que oui, ça finira par porter ses fruits, même si ça prend du temps, même si ça demande des efforts, même si ça demande de croire, parfois, contre toute logique, contre toute évidence, contre tout bon sens.

Je remercie la France pour m’avoir offert une maison chaleureuse et une opportunité de grandir, une maison qui n’est pas forcément la mienne au sens strict du terme, mais qui est devenue un peu la mienne quand même, un lieu où je me sens chez moi, un lieu où je peux être moi, un lieu où je peux avancer, progresser, évoluer, sans avoir à renier qui je suis, sans avoir à cacher d’où je viens, sans avoir à choisir entre l’un et l’autre, entre l’ici et le là-bas, entre le maintenant et le avant. Et je remercie l’Afrique, ma source d’inspiration éternelle, pour m’avoir doté d’une vision et d’un courage inébranlables, une vision qui me permet de voir plus loin, plus large, plus profond, et un courage qui me permet d’avancer, même quand c’est difficile, même quand c’est long, même quand c’est incertain, même quand on ne sait pas exactement où on va, mais qu’on sait, au fond de soi, que oui, on va quelque part, que oui, on avance, que oui, on construit quelque chose, pas forcément grand, pas forcément spectaculaire, mais quelque chose de vrai, de sincère, d’honnête.

À travers chaque étape de mon voyage, je tisse une toile de compréhension et de collaboration entre ces deux mondes, une toile qui n’est pas parfaite, qui a des trous, des irrégularités, des imperfections, mais qui est solide quand même, qui tient, qui résiste, qui permet de relier, de connecter, de faire se rencontrer des gens, des idées, des rêves, des projets. Je crée un tableau harmonieux qui brille de mille couleurs, un tableau qui n’est pas fini, qui ne sera jamais vraiment fini, qui évoluera, qui se transformera, qui s’enrichira au fil du temps, des rencontres, des expériences, des erreurs, des réussites, des doutes, des certitudes, des questions, des réponses, et de toutes ces petites choses qui font qu’une vie, finalement, c’est pas mal comme aventure, c’est pas mal comme chemin, c’est pas mal comme manière de relier deux mondes, sans les opposer, sans les hiérarchiser, juste en les faisant se rencontrer, se frotter, se mélanger, et créer, ensemble, quelque chose de nouveau, de vivant, et, soyons honnêtes, plutôt sympathique.

Sassou Koudou, artiste franco-togolais, est un musicien solaire au parcours singulier. Arrivé en France pour des études en gestion, il choisit finalement de suivre sa passion pour la musique, mêlant rythmes traditionnels africains et guitare acoustique dans un style unique : l’Afro-Acoustique.


Depuis plus de 20 ans, il évolue également aux côtés du groupe Togo Tempo, avec lequel il a parcouru les scènes et nourri sa musique d’un esprit collectif et fraternel.


Entre scènes françaises et engagements en Afrique, Sassou porte des projets culturels et sociaux qui font résonner ses valeurs de paix, de transmission et d’égalité. Il crée en 2010 un centre culturel au Togo pour soutenir la jeune création, et consacre aussi une partie de son temps aux personnes âgées à travers des spectacles dédiés.


Charismatique et engagé, Sassou fait de chaque concert une expérience humaine et spirituelle.

L’Afro-Acoustique est bien plus qu’un style musical : c’est une rencontre entre les racines et la modernité, une passerelle entre les traditions d’Afrique et la douceur organique des instruments acoustiques.

 

 

Portée par Sassou, cette esthétique singulière puise dans les rythmes ancestraux, les mélodies villageoises et les textes empreints de spiritualité, de paix et de transmission. La simplicité règne : la guitare, la voix, les percussions et le souffle humain deviennent les seuls messagers de l’émotion.

 

 

L’Afro-Acoustique nous invite à un moment de reconnexion et de lâcher-prise, où chaque note raconte une histoire, où chaque silence porte un message.

C’est une musique authentique et profondément vivante qui touche les cœurs, par-delà les langues et les frontières.

Photo de Sassou Koudou

discographie

Gbédji - 2020

Album Sassou et Togo Tempo Gnonoussi

Gnonoussi -2012

Album Djessi Wo Sassou et Togo Tempo

Djessi wo - 2008

Cover single Sassou L'Afrique est belle

L'Afrique est belle - 2022

Single Sassou Afrique je t'accuse

Afrique je t'accuse - 2010

Sassou en vidéo

Découvrez les concerts de Sassou.

Mon beau village

Un projet touristique pour vous accueillir au Togo !

Je vous invite à « mon beau village » à Zalivé où la population est extraordinaire, où vous allez aussi savourer l’Afrique dans tous les sens !

Tournée 2025 Sassou Afro-acoustique
Tournée 2025 Sassou Afro-acoustique

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Journal Traversées Africaines

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